Tout sur le café

Enjeux sociaux

La dimension humaine est le plus vaste et le plus controversé de tous les indicateurs de développement

On considère 3 critères d’appréciation (source ONU) :
– Santé : mener une vie longue et saine
– Éducation : acquérir des connaissances
– Économique : avoir accès aux ressources nécessaires pour mener une vie décente

Ces critères s’apprécient pour chaque entreprise en fonction d’une «responsabilité interne» et d’une «responsabilité élargie»

La «responsabilité interne» est l’obligation pour l’entreprise de respecter les droits des travailleurs. Le Droit du travail édicte les règles de base de ce respect. L’entreprise peut également se doter d’une ambition sociale et aller, dans le cadre d’accords de branche ou d’accords d’entreprise au-delà du simple respect des règles légales.

La «responsabilité élargie» est un choix de l’entreprise pour participer à une répartition plus équitable des richesses.
La chute chronique des cours du café de ces dernières années, a rendu crucial pour les entreprises du secteur la question du commerce dit «équitable».
Il existe évidemment, pour les entreprises, une solution simple : la mise en place d’une sélection rigoureuse d’un petit nombre de fournisseurs qui doivent obligatoirement répondre de critères sociaux
Cependant cette solution présente des risques : c’est un facteur discriminant entre les exploitations agricoles qui limite l’ouverture au marché de certains producteurs.
Par ailleurs cette solution, si elle présente un avantage immédiat pour les producteurs concernés, n’apporte pas de solution aux déséquilibres du marché

Dans le cadre de sa responsabilité élargie, l’entreprise à le choix d’appliquer des normes individuelles ou collectives et de participer à des affiliations volontaires à certains labels.

Ces certifications ont un coût soit pour le producteur soit pour le consommateur.
Les labels qui concernent la préservation de l’environnement, en particulier les certifications «bio» nécessitent une affiliation de la part des producteurs qui n’est pas toujours compensées par une augmentation suffisamment significative du prix ou des débouchés pour en justifier la dépense.

Les labels qui garantissent le caractère équitable de l’échange commercial ont un coût pour le consommateur qui, par un acte d’achat plus élevé, permet aux fabricants de verser une meilleure rémunération aux producteurs (Max Havelaar). Les associations qui représentent ces labels identifient en pays producteurs des plantations et des coopératives à même de répondre aux critères humains exigés par le label. En échange du respect des règles dictées par le label, les producteurs reçoivent une rémunération supérieure pour leurs récoltes. Le label se charge ensuite de trouver auprès de fabricants les débouchés pour ces produits qui sont vendus au consommateur avec un surcoût que l’on peut qualifier de «solidaire».
Malheureusement ces organisations ne sont pas possibles dans tous les pays en raison de contraintes sociales, politiques ou économiques.


Il existe également une certification financée conjointement par l’industrie de la torréfaction, les associations de planteurs et certaines organisations et fonds de solidarité internationaux.